Comparaisons entre l'anime et le manga
L'univers et l'esprit d'Akira Toriyama sont respectés la plupart du temps. Toutefois, alors que dans le manga, la progression de l'histoire est plutôt rapide, elle est beaucoup plus lente dans Dragon Ball Z. En particulier lors des combats, le rythme est considérablement ralenti et certains d'entre eux s'étalent sur des dizaines d'épisodes. Cette modification du rythme s'explique par la nécessité de ne pas rejoindre la trame du manga, dont la publication était plus lente que celle de la série animée. Certains épisodes sont par conséquent extrapolés à partir d'une seule page du manga et mettent quelques fois en scène des situations qui n'y sont même pas mentionnées. Par exemple :
Son Gokû et Piccolo apprennent à conduire, à la demande de Chichi (épisode 125) ;
La quête des Dragon Balls, épisode 174 (peu avant le Cell game) ;
Son Gokû participe à un Tenka Ichi Budôkai au paradis (épisodes 195 à 199) ;
Les épisodes 108 à 117 font intervenir Garlic Junior, personnage issu du premier film de Dragon Ball Z. Cette partie n'apparait pas du tout dans le manga.
Critiques de Dragon Ball Z
En raison de la violence présente dans de nombreux épisodes (pourtant en grande partie censurés dans la version française), DBZ est une des principales références utilisées par les détracteurs des mangas. La principale raison étant qu'il a été diffusé par le Club Dorothée à un public peut-être trop jeune vu la violence des combats.
Quoi qu'il en soit, DBZ fut l'un des piliers de la popularisation des mangas et des animes en France, instaurant une image négative chez les uns (assimilation systématique des mangas à la violence) et positive chez les autres (le manga correspond à une sorte de dynamisme). Par la suite, la parution du manga Dragon Ball chez Glénat connut aussi un grand succès (plus 17 millions d'exemplaire vendu en France) et coïncida avec un déferlement du manga en France.
La version française
Le doublage français de Dragon Ball Z a souffert de plusieurs problèmes: une équipe de comédiens restreinte pour doubler tous les personnages de la série, avec parfois certains personnages doublés par d'autres comédiens d'un épisode à l'autre.
La version française a également été beaucoup censurée, avec des coupes de l'image (absorbtion de C-18, mort de Chichi etc...), mais aussi des dialogues édulcorés[1]. Le texte souffre de plusieurs approximations, parfois d'erreurs de traduction. Depuis l'arrivée de la série en France en 1990, AB, groupe propriétaire des droits, ne mettait à disposition du public que la version française censurée, autant lors des diffusions télévisées que pour les éditions de la série en vidéo (mis à part pour l'édition DVD en 2001 du quatrième film de Dragon Ball, L'armée du Ruban Rouge, chez un autre distributeur, AK Video). La situation était la même pour toutes les séries animées japonaises dont AB avait acquis les droits.
En septembre 2007, les 3 premiers films de Dragon Ball, les 6 premiers films et le premier téléfilm de Dragon Ball Z sont disponibles en DVD, avec la version française, et la version originale japonaise sous-titrée, sans censure. Le deuxième coffret avec les derniers films sortira apparament au mois de mai. De plus, il y aura le film de la 3ème série, Dragon Ball GT, 100 ans plus tard (renomé L'Héritage du Héros).